On peut appréhender qu'Éric Woerth n'ait plus aucune légitimité à être au gouvernement et surtout à porter une réforme des retraites qui aura un impact sur la vie quotidienne des millions de Français. Craintes fondées au regard des nombreuses contrevérités que nous a assénées depuis le mois de juin, l'ex ministre du budget et désormais ministre du travail !
Certes, la frontière entre une contrevérité est un mensonge est ténue. Elle réside presque entièrement dans l'intention de celui qui les énonce. Quoi qu'il en soit, l'une et l'autre pervertissent la vérité et empêche ceux qui les écoutent de décider quoi que ce soit, en toute connaissance de cause.
Mais,s'il est très difficile, sans interroger la personne, de connaître ses intentions, il est nettement plus facile, en comparant ses dires avec les faits, de démasquer les contrevérités. Force est de constater qu'actuellement rien ne prouve qu'Éric Woerth a volontairement voulu dissimuler la vérité aux Français. C'est à la justice, si un jour elle est saisie de cette affaire Woerth-Bettencourt, d'en décider.
Par contre, nous pouvons très concrètement constater l'accumulation d'affirmations inexactes dont il nous abreuve, depuis plus de deux mois, concernant son rôle dans l'affaire Bettencourt.