jeudi 21 juillet 2011

Sauver une nouvelle fois les banques, ça c’est fait!

Un second plan de sauvetage  “ de la Grèce” vient d'être décidée lors d'une réunion des chefs de gouvernements membres de la zone euro euro. A l’heure qu’il est, j’ai acquis la conviction qu’il s’agit plus d’un plan de sauvetage des banques que de l’économie grecque!

En effet, si il nous est présenté comme un plan de sauvetage et de soutien à la Grèce,  comme un plan cruciale pour sauver la zone euro, il semble que l'objectif réel de ce plan soit d'attribuer, pendant 30 ans, une rente substantielle a des banques qui, par ailleurs, on est largement contribué à la faillite de la Grèce, de l'Irlande et de bien d'autres pays de la zone euro, dont la France.

il est d'ailleurs intéressant de constater que dans la résolution du problème financier de la Grèce, la communauté européenne a, au final, adopté la même démarche que celle mise en place en France, notamment lorsqu'un particulier est en situation de surendettement. Comme dans le cas d'un surendettement des particuliers, le négociateur a fait en sorte que les créanciers, dans la majorité des cas, ne perdent pas le moindre centime et que les taux d'intérêt qu'ils percevront, lors du remboursement échelonné de la dette, soit très nettement supérieures aux taux d'intérêt initiaux prévus dans le contrat de prêt.

C'est ce qui avait été prévu à l'occasion du premier plan de sauvetage de la Grèce, rendant quasiment impossible l’apurement de la dette. La nouveauté de la décision prise ce jeudi vient de l'intervention du fond de stabilité financière qui,en quelque sorte , va jouer le rôle d'un “racheteur” de crédit, prenant au passage son petit bénéfice financier.

Et donc, à l'issue de cette réunion, la Grèce est endetté pour 30 ans au lieu de 15 à un taux d'intérêt 3.5% au lieu de 4,5 %. Je n'ai pas encore effectué les calculs, mais de toute évidence si ce nouveau plan allège le montant des mensualités, il les prolonge pendant 15 années supplémentaires. Ce qui va amplement compenser, pour les créanciers, la baisse de 1 % du taux d'intérêt !

C'est précisément là que se trouve toute la duplicité des dirigeants de la zone euro qui, au prétexte officiel de soulager le peuple grec ,l'enchainent inexorablement - et pendant au  moins une génération-  au bon vouloir des banques !

Les mêmes banques qui, très souvent, sont clientes des agences de notation responsables de la dégradation de la situation économique des pays de la zone euro. Il y a là un cercle vicieux qui devrait être brisé si nous avions des dirigeants dignes de ce nom….

Mais agences de notation et banques échappent une fois de plus à des sanctions de la part des dirigeants de la zone euro, passant entre les gouttes d'une taxation des transactions financières ,alors que tous les citoyens européens, eux, sont de plus en plus taxés pour éponger les effets de la crise financière que les dites agences de notation et banques ont provoqué en 2008 .

Mieux encore, comme le souligne Jean-Luc Mélenchon, les dirigeants des banques ont participé, au mépris de toute règle démocratique, au conseil européen.

D'aucuns, comme Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Martine Aubry ce disent satisfaits de cet accord et, plutôt que d'en voir les effets désastreux pour le peuple grec, se gargarisent de gouvernance économique européenne.... Oubliant que des millions de personnes vont payer une dette dont elles n'ont touché ni le principal, ni les rétro commissions, ni les bakchichs!

D'autres, comme Jean Claude Gayssot, Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal soulignent le caractère provisoire, laxiste et tendancieux de la décision du conseil européen.

Pour Ségolène Royal :

"… l'accord final reporte à plus tard les deux questions fondamentales pour l'avenir de l'Europe : la lutte contre la spéculation financière et la relance économique de la zone euro",

Pour Jean-Claude Gayssot:

"il faut prendre l’argent là où il est. Il s’échange par jour plusieurs milliers de milliards de dollars. Ne devrait-on pas les taxer un peu plus que le 0,1 % actuellement proposé ?”


Pour Jean-Luc Mélenchon :

En continuant d’appliquer le traité de Lisbonne, les dirigeants européens ferment toute issue à la crise.

Il est clair que les banques profitent largement, et depuis plusieurs décennies, de la bienveillance, pour ne pas dire plus, des dirigeants des pays et de ceux de la communauté européenne.

On peut même dire que la tendance amorcée en Europe au moment de la crise financière de 2008, qui a consisté à nationaliser les perte financière des banques privées, se confirme ce jeudi 21 juillet 2011.

De toute évidence, très loin de vouloir revaloriser le travail, créer des emplois, améliorer les salaires, nos dirigeants européens veulent privilégier la spéculation financière et semblent penser qu'elle est le seul moyen de permettre à des milliards d'individus européens de subvenir à leurs besoins.

De fait, banquiers et agences de notation ont acquis des pouvoirs exorbitants et il se confirme qu'ils sont en Europe, actuellement, les seuls et uniques décideurs, bien que n'étant pas élus démocratiquement !

Le constat s'impose : 

Avant on disait "heureux comme un  poisson dans l'eau" depuis jeudi  21 juillet on dit "heureux comme un banquier en zone euro!"

Sources: Libération; Sarkofrance; News Republique; Jean Luc Melenchon; Le Plus nouvelobs; Le Parisien; Paul Jorion

 

mercredi 6 juillet 2011

Primaire socialiste : des communes veulent nous spolier de nos droits constitutionnels et républicains !

Bien que la démarche de primaire pour désigner un candidat à une élection soit on ne peut plus légal puisqu'inscrite dans les textes de la constitution et les lois républicaines, bien que le président de la commission nationale informatique et liberté et estimée que concernant la constitution d'un fichier des lecteurs « pour l'heure aucune illégalité n'est à signaler», des communes apparentées à l'UMP mettent tout en œuvre - croyant probablement que les locaux communaux appartiennent à leurs partis politiques - pour ne pas mettre à disposition des sympathisants et militants des locaux qui puissent servir de bureaux de vote et donc qui correspondent aux normes de localisation géographique, de surface.

Ils privent ainsi les sympathisants et militants qui veulent participer à la primaire socialiste, de locaux communaux payés et entretenus par la collectivité.

Le parti socialiste signale que le la mairie de Bordeaux refuse de prêter des salles communales présentes dans les écoles alors qu'elles sont normalement destinées aux associations loi 1901 et aux partis politiques (délibération du 28 septembre 2009 du conseil municipal de Bordeaux).

La mairie de Bordeaux, «Au top du palmarès» des communes qui portent atteinte à nos droits constitutionnels et républicains , a proposé des salles inadaptées et excentrées par rapport au lieu habituel de vote.

Cette décision est inacceptable au regard des lois de la République et de la démocratie!

J'encourage tous les sympathisants et militants  de gauche, qu'ils envisagent ou pas de participer à la primaire socialiste de cet automne, d'écrire à la mairie de Bordeaux, place Pey Berland - 33 000 Bordeaux ou de téléphoner au 05.56.10.20.30, afin d'exiger que la mairie de Bordeaux, qui n'est en rien le représentant local de l'UMP, se conforme aux règles de la République et mettent à disposition des citoyens français des locaux adaptés à un vote respectueux du code électoral.

En consultant le site du parti socialiste, on s'aperçoit que de nombreuses autres communes (notamment Compiègne qui n'hésitait pourtant pas à brader le patrimoine national et hippique, en fermant les yeux sur les petits arrangements d'Eric Woerth  ) ont refusé au Parti Socialiste le droit que notre Constitution et nos lois lui accordent.

J'engage tous les citoyens, quelles que soient leurs tendances politiques, pour peu qu'ils soient concernés par cette grave atteinte à nos droits, à se manifester auprès des mairies réfractaires dont vous trouverez la liste sur le site du Parti Socialiste .

Sources : RMC ; Libération ; le Parisien ; Parti Socialiste

mardi 5 juillet 2011

Repas de gala pour les hyènes!

L'homme reproduit souvent, à titre individuel ou de façon systémique ce qu'il a observé dans la nature...Il en va ainsi des agences de notation qui ressemblent étrangement aux hyènes.

1° La hyène est un charognard tout comme les agences de notations. 

2° Tout comme la hyène, qui préfère manger les carcasses laissées par les autres animaux , les agences de notations préfèrent que ce soit des tiers ( souvent leurs clients banquiers, institution internationales et organismes européens ) qui affaiblissent leurs proies pour s’en repaitre.

3° la hyène part , comme les agences de notation, en quête de nourriture surtout en groupe  de plusieurs individus ,  idem pour les agences de notation.

4°Tout comme celle de la hyène, la  mâchoire des agences de notation est très puissante , rien ne lui résiste.

5°   Tout comme la hyène les agences de notations peuvent manger n'importe qui   et peuvent tout broyer  pour ingérer ce qui se trouve à l'intérieur.

Et depuis la crise de 2008 - pour laquelle aucun pays n'a sanctionné leurs très nombreuse fautes professionnelles  - les agences de notations se livrent à un immense repas de gala,

Terrorisme qui permet aux tenants de l'utralibéralisme  de ravager, sans que personne ne s'y oppose  toutes les institutions sociales, de déposséder les citoyens de leur patrimoine commun et de la Démocratie, accélérant ainsi leur appropriation de territoires entiers , leur casse sociale et l'asservissement de leurs citoyens sur plusieurs générations!

Conclusion
Avant que nous ne soyons tout broyés par ces hyènes financières, il est urgent, comme le fait Gilles Bridier ,de se demander :

"Qelle est la légitimité des trois grandes agences de notation dont le rôle se borne souvent à amplifier et légitimer les crises spéculatives? "

Il est urgent de couper court au repas de gala des hyènes financières !

Sources: Le fil rouge; bestioles; Le Monde; Les Echos; France24; RFI; L’Expansion; France Culture; Wikipedia; Le Figaro; Slate